Dans un article du Figaro, le Dr Marie-France Le Heuzey, pédopsychiatre à l'hôpital Robert-Debré à Paris, est formelle : « La télévision et les jeux vidéo, en abreuvant de stimuli violents des jeunes déjà vulnérables en raison d'un environnement familial ou social difficile, majorent leur attrait pour la violence. Or ce sont les enfants qui ont déjà des problèmes aigus d'agressivité qui risquent d'être le plus affectés par ce phénomène omniprésent dans les médias. »
Seulement voilà, une récente enquête prouve que la violence dans les jeux vidéo n'est pas systématiquement responsable des comportements agressifs des personnes qui y jouent.
En effet, l'étude conclue que la violence générée dans les jeux vidéo serait traitée par le mécanisme de la mémoire qui emmagasine et traite l'information en termes d'imagerie visuo-spatiale. Fonction complexe multiple incluant autant l'ensemble des connaissances (langage, mathématique, musique, etc.) que les processus qui permettent leur apprentissage et leur manipulation (association, rétroaction, traitement de l'information, etc.). Elle dépend donc de structures ou de sous-systèmes complexes au niveau du système nerveux central.
Cela amène donc les chercheurs à déplacer le débat du côté visuo-spatiale que du côté de l'augmentation du comportement violent.
En effet, la mesure effectuée dans les cas, révèle que le système visuo-spatiale est plus sollicité coginitivement après une séance de jeu et serait donc plus responsable par là, d'un comportement violent par la suite.
Il devient donc nécessaire pour les studios de création de se pencher sur les coûts et bénéfices d'une telle approche dans les jeux violents.



